
Concours d’éloquence à Alençon
Des lycéens de l’Orne qui ont du panache !
Vivre dans l’Orne, est-ce un long fleuve tranquille ?
Huit jeunes du territoire ont répondu à cette question à leur manière. Samedi 22 mars 2025, dans le décor solennel de la préfecture d’Alençon, le tout premier concours d’éloquence organisé par l’association “De l’Orne aux Grandes Écoles” a fait vibrer la salle. Des textes ciselés, des voix affirmées, de l’émotion à revendre.
Une tribune pour la jeunesse ornaise
Tout d’abord, il faut dire que l’initiative a du sens. Le concours vise à donner de la voix aux lycéens issus de milieux ruraux. À leur prouver qu’ils ont, eux aussi, leur place dans les grandes écoles. Pour cela, l’association ornaise a sorti le grand jeu : jury éclectique, finalité nationale et même une visite du Sénat à Paris, en compagnie du sénateur de l’Orne, Olivier Bitz.
Dès 14h, les discours se sont enchaînés. Louna, Timéo, Philaé, Aubin, Chloé, Paul, Eloas, et enfin Zehra. Chacun·e a pris le micro pour quatre à cinq minutes d’arguments, d’anecdotes et d’émotions. Le tout ponctué d’une courte session de questions.
Des parcours inspirants et un trac bien géré
En deuxième lieu, impossible de ne pas souligner le courage des participants.
Certains, comme Chloé Deschamps, 17 ans, venue de Mortagne-au-Perche, ont osé affronter leur plus grande peur : parler en public.
« Je voulais surmonter ma timidité. Je suis stressée mais j’ai hâte », confiait-elle juste avant de monter sur scène.


D’autres, à l’image de Paul Girard, ont montré une aisance étonnante. Né en Argentine, installé à Rémalard depuis l’adolescence, il évoque ses années de théâtre.
« Les débats me passionnent », dit-il.
Il s’excuse presque de devoir encore travailler sa prononciation, alors que sa prestation impressionne.
Même les familles vibraient. Les parents stressés, les frères et sœurs émus. Ces jeunes ont prouvé que la parole, bien préparée, peut déplacer les montagnes.
Une victoire… et beaucoup de fierté
À 15h15, les cinq membres du jury — composé de figures locales du monde économique, de l’enseignement et de l’administration — ont délibéré :
- Nathalie Sauques, déléguée générale du MEDEF Orne ;
- Fabrice Voineau, professeur de sciences économiques et sociales au Lycée Jean Monnet ;
- Nolwenn Schmoderer, élève fonctionnaire de l’Institut national du service public ;
- Marc-Antoine Malfilatre, membre du bureau et adhérent de l’association ;
- Grégoire de Préaumont, adhérent de l’association.
Pendant ce temps, Solène Soidiki, co-organisatrice, a présenté les actions de l’association. Puis, est venu le moment tant attendu : la remise des prix.

Et c’est Zehra Onder, 17 ans, élève à Jean-Guéhenno (Flers), qui a conquis le jury. Rayonnante, elle partage :
« Je suis super contente ! Il fallait se surpasser.
J’ai voulu montrer ma réalité de Flérienne : à la fois petit et grand. »
Parmi les autres pépites du jour, Philaé Mauboussin, la benjamine du concours. À seulement 15 ans, elle a impressionné par sa sérénité :
« C’est ma championne », lance fièrement sa mère.
Bien plus qu’un concours
En somme, cette journée à Alençon n’était pas qu’un simple concours. C’était un tremplin, une révélation, un bel hommage à la jeunesse ornaise.
Et toi, lecteur du Perche, tu sais désormais que dans nos lycées, il y a des voix à écouter, des talents à encourager.
Car non, vivre dans l’Orne n’est pas qu’un long fleuve tranquille. C’est aussi des remous d’idées, des flots d’ambition, et des jeunes qui savent manier les mots pour se faire entendre.
À découvrir ailleurs :
La Fédération “Des territoires aux grandes écoles”
👉 https://www.desterritoiresauxgrandesecoles.org/
Le Sénat français, institution et visites
👉 https://www.senat.fr/visite.html




